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« Un principe intellectuel et moral fondamental veut que les puissants fassent la loi. C’est une règle essentielle de l’ordre mondial, de même que dans la mafia. Toute ressemblance n’est d’ailleurs pas fortuite. »

Noam Chomsky (Philosophe et penseur publique)

Les « crises » que rencontrent « l’Europe » la France et le monde, en règle générale, engendrent la misère et la pauvreté. La Mafia ou Maffia trouve ses origines dans ce climat de misère qui lui sert de terreau. La mafia est donc une organisation criminelle avec une hiérarchie établie dont les membres sont appelés « mafiosi ». Le nom de « maffia et maffiosi » apparaît pour la première fois en 1860 en Sicile et avait une double signification :

La première désignait un comportement honorable et brave, avec des codes d’honneur.

La seconde désigne une organisation criminelle dite aussi « industrie de la violence et du crime ».

Pour faire un peu de vocabulaire, le mot « maffia ou mafia » est ambigu dans la mesure où l’on peut lui attribuer plusieurs sens et significations.

(Il est donc polysémique, du latin poly émue, « en fonction du contexte » et désigne dans son ensemble toutes les mafias : Italiennes, Russes, Chinoises, Yougoslaves, Japonaises, Françaises…

 

Selon le sociologue Umberto Santino, la mafia est issue de différentes couches sociales, et le tout forme une espèce de club privé. « Le système relationnel mafieux est composé de rapports de parenté, d’amitié, de complicité et d’intérêts. Ces ramifications (« une pieuvre aux multiples tentacules ») s’affirment dans l’économie parallèle (illicite) et l’économie légale (licite) en un « système » légal et criminel dont le but est de conquérir le pouvoir et l’argent (cela ne vous rappelle rien ?). Les catégories sociales les plus pauvres (« le parc humain ») représentent le bassin qui alimente le système.

 

Dans certains cas de figure, les cadres de l’organisation mafieuse sont capables de sceller un « pacte » avec les plus hautes sphères du pouvoir politique et économique de la « haute société des castes ». Par nature, elle s’infiltre donc dans les associations politiques et les institutions ce qui lui permet de faire le lien entre le monde légal et le monde illégal.

 

La notion de caste est à distinguer de celle de tribu, de clan ou mafia dont elle est parfois une sous-division. Le mot caste vient du Portugais casta, qui signifie lignée, race, voire engeance, ainsi que rang social. On dit, par exemple, « de boa casta » ou « de má casta ». Casta signifiait originellement pur, non mélangé.

 

 

 

La dimension légale de la mafia et des castes est inimaginable : par exemple, parmi les jeunes générations, certains ont étudié dans les meilleurs collèges, fréquenté les meilleures universités : Oxford, ENA, Cambridge, Columbia… Une fois diplômés, certains ont choisi « le côté obscur de la force » !  Forts de ces enseignements, ils se positionnent dans toutes les sphères de la vie sociale ; ils sont analystes financiers, avocats, médecins, experts, politique, conseillers … cols blancs parmi les cols blancs. Aujourd’hui, la mafia est surtout une mafia et une caste financière des affaires, présente au cœur de la politique et de l’économie légale. La mafia tout comme les castes sont donc un phénomène humain, elles ont un début de vie, une évolution et comme tout phénomène humain elles auront aussi une fin.

 

Alors la France est-elle devenue un pays mafieux et de caste ? La question reste posée : il me semble, pas plus qu’ailleurs. Dans le monde, il y a une multitude de bureaux d’études qui analysent la faisabilité des projets, des experts pour vous convaincre et les sondages qui confirment les décisions. Des études bien coûteuses mais qui, au final, ne rassurent personne sauf les commanditaires : et peut-être à l’avenir pour étudier les espèces en voie de disparition comme le mâle de « L’Uri-Blanc ». Pour être un peu plus sérieux, en fait, il faut poser la question à ceux qui savent et qui ne peuvent encore témoigner, car dans ce milieu il a peu de bavards.

 

La France en matière de mafia s’il y a (!), n’est guère éloignée des mafias russes, chinoises ou américaines… de par son potentiel et sa capacité à rebondir vers des ouvertures. Les états d’âme du Dr Gérard Maudrux, Président à l’époque de la Caisse Autonome de Retraite des médecins de France, sont éloquents, dans sa circulaire de janvier 2010, il s’interrogeait déjà sur le fonctionnement de nos institutions avec un titre évocateur : « Etat ou mafia ».

 

Ce médecin rapporte qu’une de ses relations, qui était patronne d’une petite PME métropolitaine, avait préféré se délocaliser en Estonie, car elle disait préférer payer la mafia dans le pays où elle avait délocalisé, plutôt que de payer des impôts et redevances à l’Etat français. Selon lui l’Etat français taxe à outrance le travail des petites et moyennes entreprises sans aider l’entrepreneur, contrairement à la mafia estonienne qui taxe mais contribue à faciliter sa tâche. Donc deux « mafias » en concurrence mais qui s’épaule en cas de problème. Une concurrence savamment entretenue et ce n’est pas une fiction ! En 2008 et 2009, « l’argent de la drogue a sauvé les banques ». Pendant cette crise mondiale, dite crise des subprimes, l’argent sale aurait sauvé les banques ? C’est le journal « The Guardian » du 13 décembre 2009 sous la plume de Rajeev Syal qui fait l’effet d’un tsunami sur la planète finance et bien sûr contesté par cette dernière ! Un autre journal « The observer » cautionne cette thèse. Les services de renseignements de divers pays confirment cette hypothèse dont Antonio maria Costa à l’époque-chef du bureau des Nations unies contre la drogue et le crime. Ce sont donc bien plus de 350 milliards de dollars qui ont été blanchis par les institutions financières.

 

De l’argent sale pour sauver les banques et les institutions ! Cela soulève des interrogations au sujet de l’influence des activités criminelles sur le système économique. Mais cela ne provoque pas nécessairement un examen du système bancaire international, malgré les mises en garde des agences de renseignements et des procureurs, les faits sont pourtant là ! L’argent illégal a été absorbé par les banques.

 

Lorsque les prêts interbancaires ont été bloqués, pendant cette crise, c’est l’argent liquide principalement du commerce de la drogue qui a permis de débloquer le système. Certaines banques ont ainsi été sauvées grâce à l’argent sale. Antonio Maria Costa confirme, hélas, que cet argent fait partie maintenant du système officiel et qu’il a été efficacement blanchi.

 

Le prêt que vous avez obtenu pour acheter votre maison ou votre véhicule provient peut-être en partie de cet argent. L’argent illégal, pour nos élites, est devenu bien moins grave qu’il ne l’a été ! Alors que les banques de nos jours continuent d’appliquer des protocoles assez contraignants vis-à-vis des particuliers sur les mouvements de fonds et là , vous allez peut-être rire,  » dans le cadre de lutte contre le blanchiment d’argent ». C’est dans ce contexte international que la France est devenue un véritable petit « laboratoire », un réel sujet d’étude avec un nouvel invité le « Covid-19 ».

 

Une crise économique masquée par une crise sanitaire : « la belle affaire » ! Cette crise sanitaire qui précède la crise économique résoudrait un problème gigantesque pour les financiers de tout bord :« la peur que soit connue de tous la création d’argent à partir de rien ».
N’oublions pas que la finance se reverse des dividendes et se rémunère sur de l’argent qu’elle ne possède pas. C’est à dire le vôtre !

 

Des centaines de milliards vont être injectés dans cette crise sanitaire et seront absorbés principalement par le secteur financier et bancaire, chargé de répartir l’argent dans le secteur privé pour ne pas les nommer : des sociétés multinationales de toutes sortes dont la plupart ont des succursales dans les paradis fiscaux, pour une « optimisation fiscale maximale » , nouveau terme plus acceptable qu’évasion fiscale ! Et oui on ne tue plus, on prélève. Il va falloir se familiariser avec ce nouveau vocabulaire ! Passer un coup de téléphone 30 min avant une décision ou un décret, c’est une consultation !

 

Grâce à ces deux pandémies, celui du Covid et l’autre de la bêtise, c’est plusieurs centaines de milliards qui vont s’évaporer dans la nature. Parfois je me pose la question : « N’a-t-on pas confié à de grands adolescents apathiques un Monopoly et nos vies ? ». Observez ce qui va suivre …

Boris Alexandre Spasov

Auteur

Erwan Meudec

Publication/mise enpage

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